Prières de confiance, espérance, partage, louange

Ne vous imaginez pas que l’Amour, pour être vrai, doit être extraordinaire.
Ce dont on a besoin, c’est de continuer à aimer.
Comment une lampe brille-t-elle, si ce n’est par l’apport continuel de petites gouttes d’huile ?
Qu’il n’y ait plus de gouttes d’huile, il n’y aura plus de lumière, Et l’époux dira : «je ne te connais pas.»
Mes amis, que sont ces gouttes d’huile dans nos lampes ?
Elles sont les petites choses de la vie de tous les jours : la joie, la générosité, les petites paroles de bonté, l’humilité et la patience, simplement aussi une pensée pour les autres, notre manière de faire silence, d‘écouter, de regarder, de pardonner, de parler et d’agir.
Voilà les véritables gouttes d’Amour qui font brûler toute une vie d’une vive flamme.
Ne cherchez donc pas l’Amour au loin ; Il n’est pas que là-bas, il est en vous.
Entretenez bien la lampe et vous le verrez.

Mère Teresa

La colombe est venue, messagère de paix

Pour des cœurs abattus et qui désespéraient.

Regarde se déployer les ailes de l’espoir
Vers ce ciel azuré défiant ce qui est noir.

La vois-tu s’élever nous montrant le chemin ?
Celui qui est tracé au-delà du chagrin.

Pourra-t-elle s’approcher,
se poser sur nos cœurs
Sans être effarouchée
par nos craintes et nos pleurs ?

La colombe est partie nous laissant en partage
L’amour de Jésus Christ,
le plus beau des messages.

Texte proposé en novembre 2020 par la Fraternité de Thénezay

Ta Parole, Seigneur, elle est comme la pluie
Qui féconde la terre et fait naître la vie.
Fais de nous ce terrain qui pourra l’accueillir
Et portera des fruits que d’autres iront cueillir.
Ta Parole, Seigneur, elle est comme la pluie
Qui féconde la terre et fait naître la vie.

Ta Parole, Seigneur, elle a tant de saveur
Qu’il faut le monde entier pour dire sa splendeur.
Donne-nous tes couleurs et nous peindrons la joie
Sur les murs, les déserts et les chemins de croix.
Ta Parole, Seigneur, elle a tant de saveur
Qu’il faut le monde entier pour dire sa splendeur.

Ta Parole, Seigneur, réveille en nous l’espoir
Qui ouvre un avenir sans jamais décevoir.
Viens nous donner la main et raffermis nos pas,
Nous prendrons le chemin qui mène jusqu’à toi.
Ta Parole, Seigneur, réveille en nous l’espoir
Qui ouvre un avenir sans jamais décevoir.

Ta Parole, Seigneur est un précieux trésor
Et ceux qui l’ont trouvé veulent chercher encore.
Viens libérer nos coeurs pour les désencombrer
De tout le superflu qui les tient prisonniers.
Ta Parole, Seigneur est un précieux trésor
Et ceux qui l’ont trouvé veulent chercher encore.

Prière d’action de grâce proposée par la Fraternité des Hauts de Gâtine; juillet 2020

Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes les créatures,
spécialement, monsieur frère Soleil,
lequel est le jour et par lui tu nous illumines.

Loué sois-tu,, mon Seigneur, par soeur Lune et les étoiles,
dans le ciel tu les as formées claires, précieuses et belles.

Loué sois-tu, mon Seigneur, par frère Vent
et par l’air et le nuage.

Loué sois-tu, mon Seigneur, par soeur Eau,
laquelle est très utile et humble et précieuse

Loué sois-tu, mon Seigneur, par frère Feu
par lequel tu illumines dans la nuit,

Loué sois-tu, mon Seigneur, par soeur notre mère Terre,
laquelle nous soutient et nous nourrit
et produit divers fruits avec les fleurs colorées et l’herbe.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour tous les animaux
Et les oiseaux du ciel
pour les montagnes et les collines et les arbres des vergers

Loué sois-tu, pour les peuples du monde
vous les hommes et vous les femmes
Vous les vieillards et les enfants.

Loué sois-tu, pour ton Esprit Saint,
vent de la Pentecôte, qui donne vie à toute ta Création
et nous appelle à donner vie autour de nous.

Loué sois-tu, pour toutes ces merveilles !
(prière inspirée de Saint François d’Assise)

Texte prophétique d’un prêtre bordelais :

Et tout s’est arrêté…
Ce monde lancé comme un bolide dans sa course folle, ce monde dont nous savions tous qu’il courait à sa perte mais dont personne ne trouvait le bouton « arrêt d’urgence », cette gigantesque machine a soudainement été stoppée net. A cause d’une toute petite bête, un tout petit parasite invisible à l’œil nu, un petit virus de rien du tout… Quelle ironie ! Et nous voilà contraints à ne plus bouger et à ne plus rien faire. Mais que va-t-il se passer après ? Lorsque le monde va reprendre sa marche ; après, lorsque la vilaine petite bête aura été vaincue ? A quoi ressemblera notre vie après ?

Après ?
Nous souvenant de ce que nous aurons vécu dans ce long confinement, nous déciderons d’un jour dans la semaine où nous cesserons de travailler car nous aurons redécouvert comme il est bon de s’arrêter ; un long jour pour goûter le temps qui passe et les autres qui nous entourent.
Et nous appellerons cela le dimanche.

Après ?
Ceux qui habiteront sous le même toit, passeront au moins 3 soirées par semaine ensemble, à jouer, à parler, à prendre soin les uns des autres et aussi à téléphoner à papy qui vit seul de l’autre côté de la ville ou aux cousins qui sont loin.
Et nous appellerons cela la famille.

Après ?
Nous écrirons dans la Constitution qu’on ne peut pas tout acheter, qu’il faut faire la différence entre besoin et caprice, entre désir et convoitise ; qu’un arbre a besoin de temps pour pousser et que le temps qui prend son temps est une bonne chose. Que l’homme n’a jamais été et ne sera jamais tout-puissant et que cette limite, cette fragilité inscrite au fond de son être est une bénédiction puisqu’elle est la condition de possibilité de tout amour.
Et nous appellerons cela la sagesse.

Après ?
Nous applaudirons chaque jour, pas seulement le personnel médical à 20h mais aussi les éboueurs à 6h, les postiers à 7h, les boulangers à 8h, les chauffeurs de bus à 9h, les élus à 10h et ainsi de suite. Oui, j’ai bien écrit les élus, car dans cette longue traversée du désert, nous aurons redécouvert le sens du service de l’Etat, du dévouement et du Bien Commun. Nous applaudirons toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont au service de leur prochain.
Et nous appellerons cela la gratitude.

Après ?
Nous déciderons de ne plus nous énerver dans la file d’attente devant les magasins et de profiter de ce temps pour parler aux personnes qui comme nous, attendent leur tour. Parce que nous aurons redécouvert que le temps ne nous appartient pas ; que Celui qui nous l’a donné ne nous a rien fait payer et que décidément, non, le temps ce n’est pas de l’argent ! Le temps c’est un don à recevoir et chaque minute un cadeau à goûter.
Et nous appellerons cela la patience.

Après ?
Nous pourrons décider de transformer tous les groupes WhatsApp créés entre voisins pendant cette longue épreuve, en groupes réels, de dîners partagés, de nouvelles échangées, d’entraide pour aller faire les courses où amener les enfants à l’école.
Et nous appellerons cela la fraternité.

Après ?
Nous rirons en pensant à avant, lorsque nous étions tombés dans l’esclavage d’une machine financière que nous avions nous-mêmes créée, cette poigne despotique broyant des vies humaines et saccageant la planète. Après, nous remettrons l’homme au centre de tout parce qu’aucune vie ne mérite d’être sacrifiée au nom d’un système, quel qu’il soit.
Et nous appellerons cela la justice.

Après ?
Nous nous souviendrons que ce virus s’est transmis entre nous sans faire de distinction de couleur de peau, de culture, de niveau de revenu ou de religion. Simplement parce que nous appartenons tous à l’espèce humaine. Simplement parce que nous sommes humains. Et de cela nous aurons appris que si nous pouvons nous transmettre le pire, nous pouvons aussi nous transmettre le meilleur. Simplement parce que nous sommes humains.
Et nous appellerons cela l’humanité.

Après ?
Dans nos maisons, dans nos familles, il y aura de nombreuses chaises vides et nous pleurerons celles et ceux qui ne verront jamais cet après. Mais ce que nous aurons vécu aura été si douloureux et si intense à la fois que nous aurons découvert ce lien entre nous, cette communion plus forte que la distance géographique. Et nous saurons que ce lien qui se joue de l’espace, se joue aussi du temps ; que ce lien passe la mort. Et ce lien entre nous qui unit ce côté-ci et l’autre de la rue, ce côté-ci et l’autre de la mort, ce côté-ci et l’autre de la vie,
nous l’appellerons Dieu.

Après ?
Après ce sera différent d’avant mais pour vivre cet après, il nous faut traverser le présent. Il nous faut consentir à cette autre mort qui se joue en nous, cette mort bien plus éprouvante que la mort physique. Car il n’y a pas de résurrection sans passion, pas de vie sans passer par la mort, pas de vraie paix sans avoir vaincu sa propre haine, ni de joie sans avoir traversé la tristesse.
Et pour dire cela, pour dire cette lente transformation de nous qui s’accomplit au cœur de l’épreuve, cette longue gestation de nous-mêmes, pour dire cela, il n’existe pas de mot.

Ecrit par Pierre Alain LEJEUNE, prêtre à Bordeaux

CONFIER SON CHEMIN EN ACTION DE GRÂCE
Moi, dit Dieu, je crois en l’homme
Je sais que ça vous étonne,
ça étonne tout le monde
ça m’étonne même un peu parfois.
Pourtant c’est ma profession de foi, de toute éternité.
Vous, les hommes, vous croyez en Dieu, un peu.
Moi, dit Dieu, je crois en l’homme, beaucoup.
Je suis un Dieu qui croit en l’homme,
et c’est pour ça que j’ai inventé Noël.
Je vous ai confié mon Fils, dans l’enfance, sans défense ; c’est ça l’amour !
Pour le meilleur et pour le pire, sans «repentance» : c’est ça l’amour !
Je crois en l’homme, et je lui donne mon Fils!
Moi, je crois en l’homme, et pourtant je le connais bien.
Je sais ce qu’il y a dans l’homme.
Je ne suis pas un naïf, je suis un réaliste, le seul !
Écoutez-moi !
Moi, dit Dieu, si je crois en l’homme, c’est que je sais mieux que personne, la puissance de l’Amour

Auteur inconnu
Texte de méditation proposé par le CCFD dans son livret  2019 pour le 4ème dimanche de carême
cliquer pour découvrir le livret

Le 10 Déc 2022